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21/10/2010

Journal du Front (n+2)

La prison politique existe en France, ou tout au moins l'interpellation politique. Un article du Monde nous l'apprend:

" Du côté de la place Beauvau, on minimise l'incident : "La visite de Brice Hortefeux ne saurait se résumer à cela. Trois personnes interpellées, c'est assez classique pour un déplacement ministériel." "

Est-ce que la Place Beauvau ne fait référence qu'aux déplacements du Ministre de l'Intérieur ? Depuis quand cette statistique est-elle valable ? Combien de déplacements, combien d'interpellations, combien de condamnations ?

" il s'est fait huer par une dizaine de jeunes, qui ont crié sur son passage "fasciste", "raciste" ou encore "T'es pas le bienvenu ici". Trois d'entre eux ont été interpellés sur-le-champ par les forces de police qui entouraient le ministre."

Visiblement le ministre Hortefeux était en grand danger. Il me semble qu'à une époque le Président Chirac se faisait autrement bousculer. Il s'était fait traiter de "connard" dans le Gers et avait tendu la main en répondant "enchanté" ! A l'époque on n'interpellait pas pour ça. Le 23 juin, en déplacement à La Courneuve, Sarkozy se fait insulter : "Va te faire enculer connard, ici t'es chez moi". Son "agresseur" est interpellé, molesté violemment et condamné le 26 juin à 35 heures de Travaux d'Intérêt Général. Des méthodes d'une autre époque, ou d'autres pays...

Au fait, à quoi ressemblent les stats dans les autres pays européens ? Un déplacement=trois interpellations, c'est une bonne moyenne ?

En tous cas les jeunes "casseur" sont dans la rue, la violence est de retour et le gouvernement se frotte les mains, qui se prépare depuis plusieurs années déjà à la "guérilla urbaine". Ce sont des habitués de la violence nous répètent les autorités. Pourtant Rue89 et LyonCapitale.fr nous apprennent que les premiers jeunes condamnés n'avaient pas d'antécédent judiciaire. Bizarre. On nous avait déjà fait le coup lors des émeutes de banlieue, souvenez vous, et déjà c'était de l'intox. Les jeunes insurgés n'avaient pour la plupart pas d'antécédent judiciaire. D'ailleurs ça se comprend. Les vrais truands n'iraient pas se faire coffrer pour du vandalisme gratuit.

Le plus inquiétant est donc que le système actuel et le gouvernement arrivent à créer des générations spontanées de "délinquants" aussi facilement, un peu comme les opérations israéliennes sont le meilleur moyen pour le Hamas de recruter. D'ailleurs certains vont jusqu'à sussurer que l'Etat français aurait demandé des conseils à Tsahal pour la gestion des émeutes en banlieue. Mauvaises langues...

Tous les éléments  sont en place (et en particulier sur le plan législatif) pour le scénario du pire que j'ai déjà évoqué dans ce blog: la "guérilla urbaine", l'armée dans les banlieues, l'Etat d'urgence et pourquoi pas (bouquet final) le parlement terrorisé par la violence qui remet les pleins pouvoirs au sauveur de la Patrie Nicolas Sarkozy.

 

 
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