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19/01/2011

Immigration et délinquance

Plusieurs événements ont fait ressurgir le thème de l'immigration sur le devant de la scène, notamment à travers deux déclarations « focalisant » l'attention des media, c'est à dire exploitées pour détourner l'attention des sujets sociaux. Le problème de cette exploitation médiatique c'est qu'elle force malgré tout à réagir en premier lieu pour ne pas laisser place libre à la xénophobie et en second lieu pour recentrer le débat sur la lutte sociale par ceux et pour ceux qui vivent dans ce pays.

La première déclaration est la sortie de Marine LePen sur les prières de rue et l'  « occupation » des rues françaises. La seconde est celle d'Eric Zemmour sur le pourcentage d'immigrés (ou d'enfants d'immigrés) criminels. Un second événement, plus diffus, est l'émergence de l'alliance entre Riposte Laïque et le Bloc Identitaire pour dénoncer l'  « islamisation » de la France et différentes conférences et rassemblements dont l'objet est de stigmatiser la présence de musulmans en France.

J'ai déjà dans un billet précédent illustré comment cette ambiance (en plus du débat sur l'identité nationale) libérait à ce point certaines paroles et provoquait des discours d'une violence inouïe sur internet, discours qui n'auraient jamais été tolérés s'ils visaient une autre communauté que les musulmans. Ce fait, même isolé, doit nous inquiéter sérieusement.

 

Pour en revenir aux déclarations mêmes, quelques remarques préliminaires (à approfondir). En feuilletant par curiosité un des plans de poche de Paris qu'on peut trouver n'importe où j'ai eu l'idée d'y repérer les différents lieux de culte puisqu'ils étaient mentionnés. A vue de nez, mais un décompte précis devrait être fait, les églises, chapelles, et autres lieux de culte catholiques sont plusieurs centaines à Paris intra-muros, les synagogues entre quinze et vingt, les mosquées de l'ordre d'une dizaine, largement concentrées dans les dix-huitième et dix-neuvième arrondissements. Le fait que le nombre de synagogues soit supérieur au nombre de mosquées est assez frappant, même si la communauté juive française est importante. Il n'est pas très étonnant donc de constater un déficit en nombre d'établissements de culte pour les musulmans, et si les prières de rue peuvent s'interpréter comme une protestation (plus qu'une provocation), celle-ci va dans le sens d'un respect de la laïcité, à savoir la garantie de la liberté de culte, souvent bafouée uniquement pour les musulmans.

 

La déclaration d'Eric Zemmour est plus complexe. Bien que les statistiques ethniques soient officiellement interdites, certains travaux du sociologue Hugues Lagrange semblent abonder dans le sens de Zemmour. Ses travaux sont en général repris pour renforcer l'idée de la prééminence du facteur culturel dans la délinquance, lui-même semble surfer sur cette vague à travers le titre de son dernier livre Le déni des cultures . Toutefois, un texte intéressant de Laurent Mucchielli de 2003 fait référence aux travaux d'Hugues Lagrange en 2001. Dans ses recherches, il constate une disparité entre les situations locales, à savoir qu'à Amiens il ne constate aucune sur représentation des jeunes d'origine africaine dans la criminalité, alors qu'à Mantes-La-Jolie il observe une sur-représentation. Jusqu'alors ses travaux de réfutent pas la dimension sociale de la criminalité, et je suis curieux de voir ce qu'il raconte dans son livre. En tout état de cause, l'attitude consistant à attaquer systématiquement tout propos sur les cultures et les races montre ses limites puisqu'il semble très difficile de réfuter l'assertion d'Eric Zemmour. Rappelons-nous que sa phrase apour objectif de justifier le contrôle au faciès et c'est bien là qu'aurait dû se concentrer la critique. A priori, un homme qui n'est pas pris en flagrant délit ou qui ne correspond pas de près au signalement d'un suspect recherché n'a pas à être contrôlé dans un état de droit. Cette liberté fondamentale a disparu en France, la police peut contrôler et fouiller n'importe qui, intimement comme j'ai pu l'expérimenter, sans aucune raison à invoquer. Ces fouilles ne permettent général que d'observer des délits mineurs (détention de drogue, détention d'arme, recel d'objets volés) et pas en général de prévenir une agression. Qui plus est, puisque les noirs et les arabes sont contrôlés systématiquement, il est évident qu'ils seront sur-représentés dans les statistiques. C'est donc un raisonnement qui se mord la queue.

 

Pour désamorcer encore plus le débat sécuritaire (http://fr.wikipedia.org/wiki/Homicide) il est intéressant de consulter les statistiques sur les taux d'homicide. Evidemment la criminalité est plus générale que l'homicide, mais celui-ci est mieux mesuré en général et surtout la vie humaine est ce qu'il y a de plus précieux. En matière de sécurité et de criminalité, il me semble que c'est le premier indicateur à évaluer. Vérifiez donc sur Wikipedia la position de la France (en 2000) par rapport aux autres pays développés. Rappelons que 2000 était une année haute pour la France (ce que vous vérifierez plus bas), à tel point qu'en 2002 Jospin s'est fait écraser par Le Pen sur la question de la délinquance. En 2000, vous aviez deux fois moins de chances de vous faire assassiner en France qu'aux Pays-Bas ou au Canada, neuf fois moins qu'aux Etats-Unis ! Et vous aviez même moins de chance de vous faire assassiner en France qu'en Suède ou en Allemagne. Alors si vous craignez pour votre vie en France, surtout ne voyagez pas. D'autant plus que l'article suivant (http://www.liberation.fr/societe/0101650184-baisse-des-homicides-en-france-pour-quelles-raisons) explique qu'en Europe la criminalité et l'homicide ne sont pas corrélés, comme le dit la personne interrogée les crimes sont plutôt domestiques ou de voisinage. Autrement dit, vous risquez davantage de vous faire tuer par votre conjoint ou votre voisin que par une « racaille ». Notons au passage qu'aux Etats-Unis au contraire le nombre de crimes est corrélé au nombre d'homicides, c'est à dire qu'on tue voler ou pour de le drogue. Ce phénomène est à mon sens directement à rapporter à la détention d'armes par les criminels de « base » qui entraîne une escalade de la violence. On peut aussi noter qu'en 2009 et 2010 en France on compte à peu près deux homicides par jour dont une majorité n'est pas reliée au vol ou aux traffics. Bref, si vous avez l'impression de vivre dans un monde d'hyper-violence croissante, c'est tout simplement que les media rapportent TOUS les homicides, ne croyez pas qu'ils vous montrent seulement la partie émergée de l'iceberg. On peut ajouter également que certains rappeurs qui se font les porte-paroles des quartiers populaires manient volontiers l'exagération (volontairement ou non) en comparant par exemple les cités de Marseille aux favelas de Rio ou au Bronx. Les statistiques montrent clairement qu'on ne traite pas des mêmes ordres de grandeur.

Pour en finir avec ces préliminaires sur la criminalité et son traitement médiatique, vous avez environ 20 fois plus de chances en France de mourir (ou de voir votre enfant mourir) par suicide plutôt que par homicide (http://fr.wikipedia.org/wiki/Suicide ). On ne parle pas du nombre de situations de harcèlement, du nombre de dépressions nerveuses en plus de ces passages à l'acte. Pourtant, quand il s'agit d'avoir un discours de « vérité » et de briser des tabous personne à droite ou à gauche n'ose exprimer les ordres de grandeur.

 

Donc notre société est d'abord une société sûre et ce malgré les différentes vagues d'immigration. Evidemment, la criminalité est un problème mais est-ce que vous souhaiteriez vraiment déménager pour des endroits où vous auriez moins de risque semble-t-il de vous faire agresser et plus de risques de vous faire tuer ?

 

Pour répondre aux discours sur l'immigration à proprement parler, il convient de lister les différents angles sous lesquels le lien entre immigration et criminalité peuvent être abordés et les liens qui les relient. Sans répondre définitivement à la problématique, cette typologie du discours sur le couple immigration-criminalité permet de dégager des pistes plus solides que les poncifes rabachés par les uns et les autres.

 

  • l'angle génétique : c'est le plus basique et celui que j'écarterai d'emblée. Aucun travail scientifique sérieux ne peut relier le crime à une appartenance raciale, à plus forte raison sachant que la théorie génétique ne permet pas d'appuyer l'hypothèse de l'existence de « races ».

  • l'angle culturel : c'est celui qui est avancé en général maintenant par l'extrême-droite ; les cultures différentes impliquent des comportements différents et expliquent les écarts de criminalité. Certains observations d'Emmanuel Todd peuvent corroborer l'hypothèse, notamment lorsqu'il dit que la structure familiale arabo-musulmane coïncide avec une certaine réticence à l'autorité. Les variations culturelles sont indéniables et on ne peut pas exclure qu'elles interviennent dans la formation de la délinquance mais à condition de les considérer dans leur contexte particulier. Comme on l'a cité, les travaux d'Hugues Lagrange mettent l'accent sur l'aspect culturel mais également sur les disparités locales, même à l'intérieur de la France. Aucune culture ne peut être universellement reliée à la délinquance puisque toute culture se rapporte à un certain ordre du monde et de la société. On pourrait avancer que certaines cultures ne sont pas faites pour coexister (l'idée d'un « choc des civilisations ») et nous essaierons d'approfondir cet argument de la droite.

  • l'angle social : c'est celui qui est privilégié par la gauche. L'immigré est en général relégué dans une position sociale inférieure et ses enfants sont victimes de discrimination du fait de leur pauvreté et/ou de leur origine. La précarisation, la ghettoïsation des pauvres (immigrés en l'occurrence) et l'absence de perspectives engendrent une criminalité spécifique à ces populations. Cette explication a de nombreux arguments pour elle. Les immigrés occupent des positions sociales en moyenne inférieures au reste de la population, les quartiers concentrant le plus de pauvreté en France sont à forte population immigrée et ce sont également ceux de plus forte criminalité. On a donc en France un tryptique pauvreté/immigration/criminalité dans lequel on peut expliquer chacun des facteurs par l'un des autres en fonction de son appartenance politique.

    L'explication sociale est souvent combattue par des arguments tendant à isoler une population « modèle » (en France par exemple les Portugais ou parfois les Asiatiques) par rapport à d'autres populations « à problèmes ». Il est indéniable que certaines populations réussissent mieux leur « intégration » que d'autres, encore faut-il voir de quelle intégration on parle. Les asiatiques du XIIIème arrondissement sont peu intégrés et assez indifférents aux lois et à la culture française, mais ils ont créé un environnement spécifique, social et économique, leur permettant de bien vivre, et en général ils gèrent leur criminalité entre eux. Les Portugais en France ou les Juifs aux Etats-Unis sont des exemples de ceux qui ont réussi par le travail, alors qu'aux Etats-Unis les Italiens ou les Irlandais ont été longtemps, avant l'arrivée des Hispaniques, les populations « à problèmes ». A contrario, à la fin du XIXème siècles, les quartiers juifs de Londres étaient considérés comme des coupe-gorges (voir l'excellente bande-dessinée de Will Eisner Fagin the Jew , inspirée par Dickens). Quant à la population asiatique, il suffirait d'étudier les migrations à l'intérieur même de l'Asie pour voir que son étude est beaucoup plus complexe que sa légendaire « discrétion » en Europe et aux Etats-Unis. On voit que l'extrême variété des situations montre certes que l'explication sociale ne se suffit pas absolument mais que l'explication universellement culturelle ne tient pas longtemps. Il semble qu'on retrouve des schémas de confrontation entre population « autochtone » et populations immigrées, où certaines catégories immigrées sont valorisée pour mieux rejeter les autres. Cela relève également d'une stratégie visant à opposer les catégories populaires pour éviter leur alliance. Ces stratégies ont été très bien décrites aux Etats-Unis par Howard Zinn dans son Histoire populaire des Etats-Unis , d'abord pour opposer les indiens et les colons pauvres, puis les esclaves noirs et les blancs pauvres, et enfin les vagues d'immigration successives.

    Pour finir avec un argument plaidant pour la prégnance de l'explication sociale, il est intéressant d'étudier les « ghettos blancs » au Royaume-Uni, où des populations blanches déclassées sont concentrées dans les mêmes conditions que dans nos « banlieues ». La criminalité y est du même type et plus encore les codes adoptés par les jeune « délinquants » sont très semblables, c'est à dire qu'ils sont importés des ghettos noirs américains. Cette observation nous montre qu'en face de la mondialisation qui rapproche les dominants de ce monde, il existe un processus d'identification culturelle des « dominés » qui, sans préjuger du processus reléguant certaines catégories à la place du dominé, dépasse largement les cultures d'origine. A proprement parler, un enfant d'immigré dans une cité surpeuplée, est moins un produit de la culture de ses parents, que de la culture mondialisée du dominé, véhiculée sous sa forme commerciale par les différents media. Il serait plus intéressant de décrire l'émergence et la diffusion de cette culture que de rechercher le lien entre criminalité et origines culturelles.

  • l'angle historique: c'est probablement la pierre qui manque pour expliquer la variété des situations, le choix des populations dominées et des populations exemplaires. Les tensions qui se créent entre certains groupes culturels ne s'expliquent pas nécessairement par une incompatibilité « organique » (la thèse du Bloc Identitaire) mais plutôt par un e histoire commune. En France il est évident que le traumatisme de la guerre d'Algérie a contribué à instaurer l'image de l'ennemi en la personne de l'immigré algérien, image qui a trouvé son écho dans la montée du chômage des années 70. On peut ajouter à cela des fantasmes plus profonds de l'Occident sur l'islam et les arabes, considérés comme des ennemis presque naturels. Le rejet symbolique et souvent inconscient explique les difficultés des enfants d'immigrés à s'insérer dans une société où ils n'ont pas de capital économique ou culturel. En plus de cela, l'histoire de le guerre d'Algérie elle-même, le développement du FN, des skinheads, a contribué à instaurer dans l'imaginaire de l'enfant d'immigré algérien une image miroir (si je suis ton ennemi, tu es mon ennemi) qui renforce la logique de confrontation. L'imaginaire collectif est une force très puissante qui agit dès l'enfance pour structurer une société et ses différentes composantes.

    L'intérêt de l'approche historique est qu'elle permet de construire une « thérapie » visant à dénouer le conflit. Dans le cas des immigrés des anciennes colonies, il est évident que les films de Rachid Bouchareb constituent un élément de cette thérapie. Le fait qu'ils proposent eux-mêmes une vision partielle et qu'ils appellent certaines réactions de rejet est un élément nécessaire de la thérapie. En tout état de cause, l'extrême droite et les enfants d'immigrés doivent pouvoir s'exprimer à égale mesure pour interroger l'histoire et résoudre le conflit latent. Il est intéressant je pense que ces débats aient lieu à un moment où les populations d'origine immigrée, noires et maghrébines, intègrent massivement les classes moyennes et sortent donc en partie de la situation de ghettoïsation qui était la leur. Ce parcours ascendant croise une trajectoire de déclassement subie par certaines populations « autochtones » qui sont naturellement tentées par le discours de l'extrême-droite. Dans la mesure où la situation économique ne s'est pas améliorée, la thérapie n'aura pas forcément d'effet positif sur la criminalité, puisqu'elle ne fera que modifier les trajectoires de relégation chez les dominés. Elle devrait simplement s'accompagner d'une résurgence de la criminalité « blanche » dont on peut craindre qu'elle soir dirigée vers les populations d'origine musulmane. Mais il est probable également qu'une partie de cette population déclassée s'identifiera à la culture mondialisée des dominés qui n'a pas de race ni de religion.

 

Il faut également dire un mot de l'interprétation « économique » qui est faite de l'immigration. Cette interprétation a longtemps soutenu les thèses du Front National avant que la délinquance et la lutte contre « l'islamisation » ne vienne la relayer. Il s'agit, dans une perspective qui peut rejoindre l'approche sociale de la délinquance, d'établir le lien entre immigration et montée du chômage, et donc indirectement avec la montée de la délinquance. Ici, l'immigré ne doit pas être renvoyé chez lui parce qu'il est fondamentalement violent ou que sa culture est inadaptée mais simplement parce qu'il surcharge l'offre de travail.

Que l'immigration, et particulièrement l'immigration clandestine, soit utilisée par le système capitaliste pour affaiblir le droit des travailleurs et balayer ses acquis sociaux est un fait. Que cette perversion du système soit une fatalité reste à prouver, et par ailleurs le lien avec le chômage à proprement parler n'est pas établi. Les Etats-Unis ou le Royaume-Uni ont connu des taux d'immigration très importants avec un chômage (officiel du moins) très faible.

Sur le plan macroéconomique, il faut se rappeler que l'immigré est certes en général un jeune actif qui s'intègre au marché du travail mais c'est également un consommateur. Il fournit du travail mais crée également de l'activité pour les autres. Sur la durée, il deviendra même un retraité et se transformera donc en consommateur pur, c'est à dire en pourvoyeur d'activité du point de vue de notre société consumériste. Plus tôt que d'essayer de se casser la tête à mesurer l'impact immédiat de l'arrivée d'un immigré en France, il faut réfléchir à la logique démographique de l'immigration. D'un côté nous avons un pays comme la France où la population vieillit toujours plus, de l'autre des pays maghrébins et sub-sahariens où la population est en général très jeune et confrontée à un chômage endémique. Les flux migratoires sont donc tout à fait raisonnables et profitent aux deux pays si l'on ne se restreint pas à la question du chômage mais qu'on considère également le financement des retraites ou de la sécurité sociale. Alors qu'allonger la durée de cotisation augmente mécaniquement le nombre d'actifs sans augmenter le nombre de consommateurs, l'immigration fait croître à la fois le nombre d'actifs et le nombre de consommateurs, c'est donc certainement un outil plus efficace pour financer les retraites sans faire exploser le chômage. C'est sans doute la raison pour laquelle nos politiques font le grand écart entre un discours xénophobe visant à séduire un électorat vieux donc conservateur, et des projections démographiques bien connues de tous (voir celles d'Eurostat) qui supposent une immigration massive en Europe d'ici 2050 pour ne pas voir l'économie européenne s'effondrer.

 

 

 

 

 

Commentaires

bonjour

Juste une remarque sur votre "super analyse" immigration et délinquance:

Il y a en gros 68 millions de français (dont 20% issus de l'immigration 1ère ,2 ème , 3ème génération ...etc) et en face 70 millions de maghrébins et près de 800Millions d'africains noirs; pour avoir vécu 15 années en Algérie (75-90) je peux vous affirmer que 80% de ces gens s'ils le pouvaient voudraient venir en France ce qui ferait de la France un pays arabo africain!!La politique en matière d'immigration jusqu'ici va dans le sens du laxisme (pour des raisons démographiques, humanitaires ...etc) et on doit se poser la question de la force économique d'une France peuplée d'arabes et d'africains très peu créateurs(à part des pizzerias et des chiche kebab!) en face des nations émergentes comme la Chine ou le Brésil sans compter les grandes puissances actuelles;nous deviendrions un pays sous développé malgré le fait que ces populations consomment comme vous le dites; mais en économie celà ne suffit pas : il faut aussi créer!!
D'ailleurs citez moi une grande entreprise leader mondial dans un domaine quelconque qui d'Afrique ou de pays arabes! et pourtant les pays du golfe , l'algérie , la libye ont des revenus petroliers énormes et ce depuis longtemps? Qu'ont ils créé? Rien!
Nous ne voulons pas d'une France arabo africaine!

Écrit par : guettaf | 06/10/2011

Tout d'abord merci d'essayer de faire un commentaire argumenté sur un sujet aussi passionnel.
Je pense que vous confondez beaucoup de choses: l'origine culturelle ou ethnique, la créativité, la technologie, le développement économique, le bonheur...
Vous rejoignez la théorie générale globalisante qui veut que technologie=bonheur. Demandez aux américains de base si ils sont largement plus heureux qu'un marocain moyen sous prétexte qu'Apple a inventé l'iphone !
Je ne crois pas aux théories raciales, donc je pense que vous soutenez un point de vue culturel: nous serions plus inventifs grâce à notre culture occidentale.
D'abord il faut rappeler qu'à une certaine époque l'Europe chrétienne était un ramassis de brutes barbares qui passait son temps à s'entretuer et à rançonner les paysans et la civilisation était arabe et musulmane. Dons il n'y a aucune détermination. Et même si notre culture était supérieure, les immigrés maghrébins et africains confient leurs enfants à notre éducation nationale laïque et, contrairement aux idées reçues, ils s'en accommodent pour la plupart très bien. Bref notre système fait que la France ne deviendra pas "arabo africaine" comme vous le dites même si sa culture évoluera comme elle l'a toujours fait depuis des millénaires.
Quant aux "entreprises leaders" comme vous dites, si vous mesurez la qualité d'une culture à ce prisme c'est décidément bien triste. Tout ce que je peux vous dire c'est que dans mon travail (recherche et développement) je prends régulièrement des stagiaires maghrébins qui sont travailleurs, rigoureux intellectuellement, imaginatifs et dont les qualités feront j'espère bientôt le bonheur de leur pays ou de la France. Je pourrais en dire autant des Sénégalais, qui ont créé à Saint-Louis une Université d'un niveau remarquable et qui fournissent à la France des élèves très brillants.
Ne confondez pas les contextes politico-économiques, les relations de domination dans certains pays, et les qualités intrinsèques des peuples et des individus. En général le complexe de supériorité ne mène qu'à le ruine... Si vous pensez que vous valez mieux, que les arabes, les maghrébins, les africains, prouvez-le tout simplement au lieu de l'affirmer !

Écrit par : lauteur | 06/10/2011

Votre naïveté doublée de xénophilie à outrance fait frémir...

Écrit par : Logan | 01/02/2013

@guettaf:
Les immigrés ne sont pas moins créateurs que les non immigrés.
En fait, les statistiques de l'INSEE montrent qu'il y a plus d'immigrés ou d'étrangers parmi les personnes faisant des études supérieures que dans le reste de la population.

Dans mon milieu, je suis entouré de docteurs en sciences immigrés ou étrangers. L'avenir de la science et la technique ne me paraît donc pas menacée.

Écrit par : N4noT3ch | 27/09/2013

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