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23/01/2018

Carrefour à la pointe de la destruction d'emplois... rappelez-vous Montebourg

L'annonce ne surprend même pas. Carrefour annonce la suppression de 2400 emplois.

Voir l'article du Monde

Pourtant est-ce que l'élection d'Emmanuel Macron n'était pas censée relancer la France et l'économie ? Est-ce que l'urgence de légiférer par ordonnance sur le droit du travail n'était pas dictée par l'urgence de relancer l'emploi ? Non, pas vraiment. Ceux qui ont cru entendre ce discours n'ont probablement pas écouté. Même Edouard Philippe a reconnu que le principal objectif des ordonnances n'était pas l'emploi. A défaut de reconnaître que l'emploi n'est pas du tout un objectif, ça reste un peu moins hypocrite que les promesses de François Hollande.

Pour le dire dans le langage des dominants, l'objectif est d'accompagner la transformation de la France. Pour le dire dans le langage des dominés, il s'agit d'enfin liquider ce qu'il reste du salariat pour confier complètement l'outil productif aux kleptocrates. La grande "innovation" qui permettra cette transformation historique du rapport de force social entre ceux qui possèdent et les autres c'est ce qu'on appelle le "numérique". Plus simplement, il s'agit d'une automatisation poussée d'un certain nombre de tâches intellectuelles et manuelles via la coordination entre l'informatique et la robotisation.

Cette "transition" a été planifiée de concert entre les grandes entreprises et les gouvernements, à un niveau qui dépasse largement l'échelon national, mais également sur le plan national. Il faut savoir se souvenir du contenu des plans Montebourg. Là où l'ancien ministre se posait en champion du "Made in France", il préparait déjà la transformation complète du salariat français et Macron ne fait que prolonger sa logique, qui est celle des entreprises.

Je me permets donc de reproduire ci-dessous le texte que j'avais écrit à l'époque...

 

La « nouvelle France Industrielle » ou la destruction systématisée de l’emploi

 

Pendant que le prétendu débat sur la « transition énergétique » n’en finit plus d’agoniser sous la plume (ou le porte-plume) de Ségolène Royal, d’autres batailles pour la maîtrise de notre avenir sont en train de se jouer beaucoup plus discrètement, et peut-être en train d’être perdues. Encore faudrait-il savoir dans quel camp nous souhaitons nous situer sur le champ de ces batailles, et ce n’est certainement pas un hasard si l’exécutif a complètement renoncé à communiquer auprès du grand public ses choix en matière de politique industrielle.

Le ministère du « redressement productif » publie un document intitulé « La Nouvelle France Industrielle » qui dessine les contours de l’économie productive française pour les décennies à venir. A la lecture de ce document, le moins qu’on puisse dire, c’est que le gouvernement ne manque pas de « vision » puisque c’est souvent ce qui lui est reproché. Au contraire le plan dégage une grande cohérence qui découle non pas de perspectives originales réfléchies par nos énarques mais bien d’une synthèse méthodique des pressions subies de la part des groupes d’influence économique. Nous sommes donc en présence de la vision de notre futur, imaginée par les industriels et les multinationales, traduite en français et déclinée à l’échelle nationale par nos  « représentants ».

Si le ministre Arnaud Montebourg apparaît souvent très actif, à défaut d’être efficace, sur le front de l’emploi, on note d’emblée que dans l’introduction ce sont plutôt la « croissance », la « technologie » et l’ « innovation » qui sont prépondérants. Bien sûr, un mantra classique de nos dirigeants consiste à concasser suffisamment ces termes pour les réassembler sous la forme de promesses d’emploi mais nous allons montrer ici, et à l’aide du document lui-même, à quel point ce langage est tromperie, une tromperie certainement consciente.

Résumons ici les principales critiques que nous adressons à ce plan avant de les détailler :

  • Il n’a visiblement été discuté qu’avec les acteurs industriels et pas les citoyens alors qu’il engage l’avenir de notre société ; sur ce point on n’a pas progressé depuis le développement du parc électro-nucléaire ;
  • Il engage notre pays sur la voie de la destruction massive d’emplois ; c’est une voie qui nous semble inéluctable dans la continuité du système économique actuel et qui n’est pas spécifique à la France ; il s’agit ici de dénoncer l’hypocrisie et la lâcheté d’une classe politique tout entière qui impose à l’individu l’impératif du travail comme valeur morale d’un côté et construit de l’autre côté les outils qui rendront ce travail inutile ;
  • Il valide l’idéal consumériste de transformation de l’homme en réceptacle de messages publicitaires ;

Cela ne signifie pas pour autant que tout soit définitivement irrécupérable dans ce document mais ces trois critiques suffisent pour réclamer qu’un vrai travail démocratique soit fait sur la façon dont nous et nos enfants souhaitons construire l’avenir. Dans l’idéal on imaginerait que les décisions d’orientation industrielle découlent d’un tel exercice démocratique au lieu d’apparaître comme un objectif en soi, conditionné par notre besoin d’exister sur la « scène » internationale, scène qui n’a jamais autant mérité son nom.

La « Nouvelle France Industrielle » ou la dictature du marché international

Mais d’abord qu’est-ce que la « Nouvelle France Industrielle » ? Vous n’en avez jamais entendu parler certainement alors qu’avec un logo aussi éclatant on s’attendrait à voir le concept en une des media de masse. La philosophie est assez bien résumé en introduction :

« Nous construisons une offre industrielle nouvelle, compétitive, capable de regagner les marchés perdus, d’en gagner de nouveaux. » Si vous cherchez un vaste projet industriel à l’image du parc électro-nucléaire ou de la planification énergétique de Mélenchon, vous allez vite être déçus. La raison d’être de cette nouvelle France Industrielle c’est d’abord d’exister sur le marché international. Dit autrement, loin de prendre du recul et de critiquer la Guerre Mondiale Economique que se livrent les puissances industrielles, le mot d’ordre est de foncer tête baissée dans la foire d’empoigne en faisant valoir nos atouts, c'est-à-dire en se spécialisant. On retrouve ici la très ancienne théorie Ricardienne des avantages comparatifs, théorie qui peut se comprendre quand on échange des ressources rares et clairement localisées, mais qui s’effiloche rapidement dès qu’il s’agit d’avantages en termes de connaissance, de technique et d’ingénierie. Aujourd’hui la plupart des nations ont perdu la main sur leurs ressources au profit des marchés et des multinationales. Tout le monde le sait, « en France on n’a pas de pétrole mais on a des idées ». Ce motto des années 70  pouvait avoir du sens à une époque où nombre de pays se contentaient de s’asseoir sur des puits de pétrole ou des mines de fer pour en tirer des revenus mais à l’heure actuelle le « marché des idées » est investi par les ingénieurs chinois, indiens, russes, brésiliens… qui peut croire que dans ce contexte la France est susceptible de se doter d’un avantage comparatif durable. On peut vanter à raison notre formation supérieure scientifique, dont la valeur est reconnue sur toute la planète. Mais déjà de nombreux étrangers profitent de cette formation en France (et c’est une bonne chose) et,  au moins en ce qui concerne la Chine, le modèle même de notre formation supérieure est en train de s’exporter. Notre seule chance dans ce contexte est d’essayer de profiter au maximum de la faible avance actuelle pour devenir des « capitalistes du brevet ».

On peut se réjouir que l’Etat manifeste, au moins en apparence, le désir de structurer un certain nombre de secteurs industriels de manière à assurer des filières de production françaises. On ne peut en revanche que s’inquiéter de voir que ces plans s’inscrivent uniquement dans la perspective de gagner des parts de marché au niveau mondial et non pas d’assurer une demande interne et qu’elle ne soit assortie d’aucune mesure protectrice pour l’industrie française. Ce choix va au rebours de la « relocalisation » tant vantée naguère par Arnaud Montebourg puisque, au lieu d’assurer en priorité des débouchés dans l’économie locale, on affirme haut et fort que l’objectif est le marché mondial et donc l’exportation. Ce paradigme a deux conséquences immédiates, économiques et sociales (et il permet incidemment de mieux cerner la politique générale de notre gouvernement) :

En premier, lieu affirmer que le modèle d’une France qui se finance par les exports est le seul horizon industriel qui nous est promis, c’est en filigrane souligner que le besoin de faire vivre un marché local est secondaire. Cela permet à la fois de comprendre pourquoi l’ensemble des mesures gouvernementales d’aides aux entreprises sont prioritairement tournées vers les entreprises « exportatrices », « compétitives », etc… au détriment des structures plus modestes tournées vers la satisfaction quotidienne de besoins locaux et qui créent énormément d’emplois. C’est aussi pour cela qu’aucune mesure substantielle pour relever les salaires n’est au programme du gouvernement. On n’a pas besoin de soutenir la demande locale mais plutôt de comprimer les salaires pour doper les exports.

En second lieu, se lancer dans la compétition internationale sur des biens à forte composante d’ingénierie, sans imaginer de barrière protectrice, c’est programmer d’emblée la fin du modèle que l’on met en place. Dans ce domaine, tout avantage ne saurait être que transitoire, bien sûr le recours aux brevets peut permettre de reporter dans le temps le déclin mais ceux-ci seront aisément contournés voire ignorés par les pays émergents dès que la nécessité apparaîtra. Dans la mesure où nos compétences reposeront sur une demande mondiale et sur des secteurs « en croissance », on se condamne à la flexibilité et à la volatilité de nos emplois industriels pour toujours suivre la tendance…

La « Nouvelle France Industrielle » ou la destruction massive de l’emploi technique

On peut maintenant s’attarder plus précisément sur les secteurs mêmes qui sont l’objet de l’attention de notre gouvernement. Et on comprendra assez vite les inquiétudes que l’on peut nourrir sur le devenir des emplois ouvriers, manufacturiers, ou à composante technique. Il suffit d’ailleurs encore une fois de lire l’introduction pour comprendre qu’ils ne constituent pas le « cœur de cible » d’Arnaud Montebourg.

« Ces priorités prennent la forme de 34 plans industriels : ils seront le point de convergence de tous nos efforts, le point de rencontre de toutes les forces productives, des chercheurs, des ingénieurs, des designers, des travailleurs, des entrepreneurs, et le point de départ de notre reconquête industrielle. »

On voit que les « travailleurs » paraissent complètement perdus au sein d’une pléthore d’emplois « CSP+ » comme on dit. On notera tout ce qui peine à être refoulé dans le choix de ce vocabulaire. Ainsi on comprend que les chercheurs, les ingénieurs, les designers, etc… ne seraient pas des « travailleurs » mais des « forces productives ». Il est probable que le terme de travailleur est bien trop péjoratif pour être appliqué à ce qui constitue encore le noyau de l’électorat socialiste (et le substrat de ses militants). A contrario, les forces productives qui ne sont pas CSP+ sont regroupées dans ce terme complètement indéterminé. Ils ne sont ni techniciens, ni maîtrise, ni manœuvre, ni ouvriers spécialisés…ce qui semble vouloir dire que si on ne sait pas bien à quoi ils serviront on trouvera bien toujours un petit quelque chose à leur faire faire, même à temps partiel… Mais ne nous y trompons pas, si le discours vise à séduire les CSP+, nous allons voir que la menace pèse sur elles aussi.

Pour dresser le paysage, il est préférable de commencer par le plan 73, c'est-à-dire le dernier dans l’ordre de la numérotation gouvernementale, peut-être refoulé à cette position pour faire moins peur, tant il est évident que l’ensemble du plan ne peut se comprendre qu’à travers ce prisme : « L’Usine du futur ».

Les premières phrases sont suffisamment éloquentes «nous construisons la France de la troisième révolution industrielle.  Avec moins de 35 000 robots de production installés en France contre plus de 150 000 en Allemagne et près de 65 000 en Italie, la France a un taux d’emplois industriels plus faible que ses compétiteurs et doit rattraper son retard. »

L’usine du futur c’est donc avant tout l’usine des robots. Le lecteur notera que dans un enchaînement logique pour le moins paradoxal on relie l’absence de robots avec le retard en emplois industriels ! Tout se passe comme si on pouvait produire et écouler n’importe quoi sans tenir compte de la demande et de ses « compétiteurs » justement !

La stratégie industrielle peut être interprétée selon deux axes :

-l’augmentation de la productivité permet d’augmenter la production, de baisser les prix, et donc de développer l’emploi dans le secteur ;

-l’augmentation de la « compétitivité » permet de prendre des parts de marché à ses compétiteurs et donc d’augmenter la production sur le territoire national et d’y relancer l’emploi ;

La limite de cette stratégie est qu’elle est calquée sur celle d’un pays qui a depuis longtemps adopté la stratégie du « cavalier seul » : l’Allemagne. Il faut bien comprendre qu’en 2013, par exemple, l’excédent commercial allemand était de l’ordre de 200 milliards d’euros alors que l’excédent commercial chinois était de 260 milliards de dollars. Si l’on rapporte au nombre d’habitants, le chiffre est affolant, en prenant en considération le fait que la Chine est déjà un facteur de déséquilibre dans l’économie mondiale. Personne n’est en mesure de prétendre remplacer l’Allemagne dans ce concours d’excédents, au mieux on peut penser s’insérer dans un nouveau jeu où de nombreux acteurs prendront place.

Le changement de modèle industriel ne serait donc, de toutes façons, pas propre à la France mais serait généralisé, ce qui nous ramène à la première hypothèse selon laquelle les gains de productivité seraient favorables à l’emploi. Qui peut sérieusement prétendre que les observations historiques favorisent ce pronostic ? Depuis plusieurs décennies déjà les gains de productivité ne font qu’augmenter le chômage, sauf à pousser les travailleurs dans une misère telle qu’ils seraient amenés à accepter les emplois les plus inutiles (hommes-sandwich, portiers), en espérant que là aussi les robots ne deviennent pas plus « compétitifs ».

L’usine du futur est emblématique d’une évolution où l’homme devient « inutile » et consommateur pur. On peut noter l’exemple du « véhicule à pilotage automatique ». Dans « dirigeables –charges lourdes » on pousse « les nouveaux matériels aériens civils, avions et hélicoptères sans pilotes (drones) », idée qui se retrouve dans le plan « logiciels et systèmes embarqués ». Le plan « hôpital numérique » laisse clairement présager l’introduction d’outils de diagnostics informatiques et le plan « dispositifs médicaux et nouveaux équipements de santé » fait la part belle aux « technologies robotisées » d’aide à la chirurgie. Le plan « e-education » suppose une refonte totale de l’enseignement avec pour objectif la « transmission des savoirs pour le plus grand nombre » (mais ce n’était pas déjà le principe de l’école publique ?) L’item « services sans contacts » promet également d’être riche en emplois : « Le déploiement  des  technologies  du  « sans  contact »  ouvre  un  champ  de  nouveaux  services  numériques pour faciliter la vie de tous : nouveaux services pour le règlement des abonnements de  transport,  paiements  dématérialisés,  l’intégralité  de  son  portefeuille  dans  une  puce sécurisée. » Enfin on ne sera pas surpris de trouver un plan spécifique « robotique ».

Il ne s’agit pas ici de faire le procès de telle ou telle technologie (on reviendra sur les évolutions sociétales programmées sans aucun débat démocratique) mais de donner à voir un paysage dans lequel la création d’un certain nombre d’emplois très qualifiés ne parviendra certainement pas à compenser le remplacement de la majorité des emplois par des robots, des systèmes informatiques ou des objets communicants…

Dans ces conditions, penser ce que le gouvernement appelle « la Nouvelle France Industrielle » ne peut se faire sans repenser le travail, le salariat et les modalités de la lutte des classes telles qu’elles se sont exprimées jusqu’à aujourd’hui. On l’a vu que l’emploi est supposé se concentrer sur les formations les plus avancées, les usines ne regrouperont que quelques ouvriers hautement qualifiés (et très bien payés, le système capitaliste ne se privera pas de nous le faire savoir), pour le reste on aura recours aux ingénieurs, designers, publicistes et autres commerciaux. Mais ces catégories elles-mêmes se trouveront de plus en plus en concurrence avec leurs homologues des pays émergents sur un marché de plus en plus international. Pour les perdants de cette compétition vers l’emploi, il faut imaginer une vie sans activité productive, ou tout du moins salariée, et donc se réapproprier ce que l’on fait et pour qui on le fait. Vu sous cet angle, le tableau peut devenir intéressant : comment reprendre des activités productives à « taille humaine», comment gérer son temps libre et l’employer par exemple à des engagements dans la politique (au sens littéral du terme), comment partager les productions et par exemple instaurer un revenu universel. Le gouvernement n’est pas prêt à poser ces questions. Elles se poseront d’elles-mêmes mais il y a fort à parier que l’ogre capitaliste productiviste renverra les expériences alternatives au rang du « parasitage », à grand renfort de soutien médiatique.

L’humain, ses désirs et ses activités, voilà le grand absent de la Nouvelle France Industrielle.

La Nouvelle France Industrielle ou le capitalisme post-humain

On peut (et on doit) pour finir aborder le sujet sous un angle qui ne se limite pas aux impacts sur la production et les travailleurs, mais qui étende le débat aux finalités des outils de production. On a déjà souligné le fait que l’humain était le grand absent de ce projet. Ce fait ne se traduit pas seulement par l’évacuation de la question du travail (ou de son absence) et du salariat, on le retrouve encore plus dans la perte de sens de la production.

« Services sans contact »,  « e-education », « objets connectés », « réalité augmentée », « hôpital numérique », « réseaux intelligents », « véhicules à pilotage automatique », « textiles intelligents », « systèmes embarqués », de nombreux plans de la Nouvelle France Industrielle tissent en filigrane le motif d’une société où l’objet est le medium ultime des relations entre les hommes. La technologie (ou plutôt le technologisme) est le totem ultime qui concentre les informations, les désirs et qui même prescrit les comportements.

Non seulement l’être humain est réduit à l’état de consommateur pur, puisque la production de masse est confisquée par les machines, mais même dans son rôle de consommateur il doit s’en tenir au scénario élaboré par les technologies intelligentes. Nous sommes tout simplement dans un programme d’ingénierie sociale. Alors même qu’on réclame en vain la mise en place d’une « planification écologique », cette autre planification, celle des entreprises multinationales, devrait nous inquiéter par sa globalité, sa cohérence et sa systémisation. Encore une fois, ces idées ne sont pas apparues par miracle dans le cerveau isolé d’Arnaud Montebourg, elles reflètent le milieu dans lequel baignent nos élites économiques et politiques, où les convictions se transmettent par simple osmose.

A la limite on peut imaginer que le « peuple » soit d’accord pour être réduit à la dimension d’électrons circulant dans un réseau, il est peut-être même possible de lui arracher son assentiment, mais le service minimum c’est quand même de lui demander où il veut aller. Et si démocratiquement il donnait raison à la Nouvelle France Industrielle, cela ne nous empêcherait pas de protester.

 

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